DOC. 29
DETERMINATION OF STATISTICAL
VALUES
601
256
SOCIETE SUISSE DE
PHYSIQUE
M.
Weiss
fait
remarquer
combien la methode de
M.
Einstein
rendra
de
services
a
la
meteorologie
tres
riche
en
materiaux
qui,
jusqu'a
present,
etaient
a peu pres
inutilisables.
Ed.
Guillaume
(Berne).
-
Sur
la
vitesse de la
lumiere.
L'auteur
rappelle
brievement
la relation fondamentale
qu'il
a
indiquee
ici
meme
(Archives,
nov.
1913 et
C. R.,
8
dec. 1913),
entre
la vitesse
de
propagation
de la lumiere
ou, plus generale-
ment,
de
l'energie,
et
le
principe
de Carnot. La seule
thermody-
namique permet en
effet de
demontrer
que
la vitesse
de
propa-
gation
de
la lumiere
ne
peut pas
etre
fonction
uniquement
de
la vitesse de la
source
lumineuse.
Soit v-la vitesse
de
la
source
et
c
celle
de la
lumiere
par
rapport
a un meme
observateur. On
ne peut pas
avoir
uniquement
:
c
=
f(v)
=
c0
+
av
+
ßv2
+
.
. .
Pour
le voir,
on suppose
la
source en
mouvement
accelere dans
le
sens
de la
propagation
et
l'on considere
une
«
tranche
»
de
rayon.
La vitesse
du front
de
la
tranche
etant
inferieure
a
la
vitesse de
l'arriere,
cette
tranche
diminue
d'epaisseur
a mesure
qu'elle se
propage.
Il
y
a
donc
une
condensation
de
l'energie
due
a
une cause
purement
cinematique.
Elle
ne peut
etre
compensee
par aucun
travail
fourni
a
la
source
meme,
car
la
resistance
que
celle-ci
oppose au
mouvement,
ne peut
etre
qu'une
resistance
a
l'acceleration,
due
a
l'inertie
de
l'energie, et
doit
se
retrouver
constamment
dans
l'energie
de vitesse des
particules
lumineuses.
En
d'autres
termes,
ce
travail
ne
peut
avoir
une
relation
qu'avec
les
vitesses
des
particules,
mais n'en
peut
avoir
aucune avec
la
distribution
de
ces
particules
dans
l'espace.
Il
en
resulte
que
ces
condensations de
l'energie ne
sont
compensees
par
aucun
travail.
Si,
comme
le
fait
remarquer M.
Einstein,
on
recoit
ces
conden-
sations dans
une
enceinte
impermeable, par
une
ouverture que
l'on
peut
masquer
et
demasquer a
volonte,
un corps
dans
cette
enceinte
pourra
prendre une
temperature
superieure
a
celle
de la
source sans
qu'il y
ait
une compensation
concomitante.
M.
Langevin a
etabli
une
demonstration,
un
peu
differente,
de
la
proposition precedente,
et
l'a
tres
obligeamment communiquee
a
l'auteur. Cette demonstration fera
l'objet
d'une
publication
ulte-
rieure.
Ainsi
donc,
en se
basant
uniquement sur
la
thermodynamique,
on
est
conduit
a
rejeter
toute
theorie
de
l'emission
simple,
en
par-
ticulier
une electrodynamique comme
celle
de
Ritz.
C'est la
un
argument
serieux
en
faveur
de
la theorie
de
Lorentz-Einstein.
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